Dans le tiers monde, 70 à 80% des besoins d’énergie sont nécessités par la cuisson des aliments. Le plus ancestral four est le tout simple four à trois pierres : l’ustensile de cuisine est posé à cheval sur les trois pierres et le bois brûle au centre de celles-ci. Ces fours ouverts traditionnels ont le double inconvénient d’avoir un piètre rendement énergétique (5 à 15%) et de dégager leur fumée directement dans la pièce.
De ce fait, on a essayé de mettre au point et de diffuser des fours à meilleur rendement, raccordés à des cheminées pour canaliser les fumées .Il peut s’agir soit de fours construits sur place ( en briques, ciment, argile). ; leur qualité est très tributaire de l’artisan local.
Dans les pays industrialisés, l’énergie- bois est essentiellement destiné au chauffage, pour l’habitat individuel surtout. Il peut s’agir du chauffage principal ou simplement d’un chauffage d’appoint. Le chauffage peut s’opérer soit en chauffant l’air ambiant dans des cheminées ou poêles, soit en chauffant de l’eau ou de la vapeur dans une chaudière à bois.
- La production d’électricité
C’est surtout dans l’industrie du bois ou du papier, où de grandes quantités de résidus sont gratuitement disponibles, qu’on a utilisé l’énergie- bois pour la transformer en électricité. Deux filières existent :
la vapeur d’eau, produite dans une chaudière à bois et cette vapeur d’eau entraîne soit un moteur à vapeur ( pistons à mouvement alternatif) , soit une turbine à vapeur ( mouvement rotatif). Le moteur ou la turbine entraînent, eux-mêmes, une génératrice électrique.
Le bois produit
du gaz, celui-ci est envoyé dans un moteur à pistons.
L’idéal, n’est pas seulement de produire de l’électricité, mais d’utiliser la chaleur résiduelle de la vapeur ou du gaz sortant du moteur ou de la turbine. On dit, alors qu’il y a "cogénération" de chaleur et d’électricité.