Perspectives mondiales de la géothermie


En 2000, la géothermie « basse  énergie » totalisait 15 000 MW installés, dans 60 pays.
De 1984 à 2000, cette énergie a progressé d’environ 50%.
La géothermie basse énergie a connu un ralentissement après 1990.
Les principaux producteurs sont la Chine, les usa, l’Islande ( 80% des logements chauffés dans la capitale), l’ex-URSS, la Hongrie, le Japon, l’Italie et la France.
La géothermie basse énergie, qui nécessite des pompes à chaleur connaît un essor important dans certains pays européens du Nord (Suède).

Situation européenne de la géothermie

Dans l’Union européenne, on estime que la puissance totale installée pour le secteur de la géothermie basse énergie était en 2003 de 1 130,61 MWth soit une croissance de 7,5 % par rapport à 2002.
À l’instar de la filière de production d’électricité, le premier pays de l’Union européenne pour les applications de basse énergie est l’Italie avec une puissance estimée à 486,51 MWth.
La France est le deuxième grand pays de la production de chaleur géothermique en Europe.
Une étude récente de l'ADEME a chiffré la production d’énergie primaire qui en est issue à près de 130 000 tep (dont plus de 81 % uniquement en Île-de-France) pour une puissance de l’ordre de 330 MWth.
Le troisième pays en termes de puissance géothermale installée est l’Allemagne. Selon l’association allemande de géothermie, la puissance installée n’a pas évolué depuis 2001 et se situe à 70,5 MWth.
Géothermie moyenne et basse énergie (hors Pompe à Chaleur géothermales) dans l’Union européenne


Des scénarios de développement de la géothermie

(source ADEME)

Dans ce cadre, l'ADEME a proposé pour la géothermie plusieurs scénarios de développement construits sur la base d'hypothèses crédibles et réalistes au regard de ce qui se passe à l'étranger par exemple, ou du potentiel existant en France raisonnablement accessible d'un point de vue technique et économique. Il ressort de cet exercice prospectif d'évaluation que la géothermie - dans le cas du scénario médian proposé - pourrait contribuer pour près de 0,7 Mtep/an en 2010, à la production nationale de chaleur ; ce qui conduirait à multiplier par trois la production de 2003 et équivaudrait à réduire les rejets de CO 2 dans l'atmosphère de près de 1,75 Millions de tonnes par an en 2010. La part relative de la géothermie dans le bouquet des énergies renouvelables thermiques passerait ainsi de 2 à 4%.
Trois axes sont privilégiés :
- La géothermie individuelle avec les pompes à chaleur sur capteurs enterrés.
- La géothermie que l'on peut qualifier "d'intermédiaire".
- La géothermie des gros réseaux de chaleur urbains tels qu'ils existent en Région parisienne.
 


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