Historique du pétrole

(Source ihtp.cnr)

  • 1498: L'historien Jacob Wimpfeling écrit que, depuis longtemps, on se sert de bitume sur le site de Péchelbronn ("fontaine de poix ", Alsace), sous le nom également de graisse, huile de pétrole. Ce liquide est utilisé comme lubrifiant mais aussi comme remède (blessures, lutte contre les insectes parasites).
  • 1735: Un médecin d'origine grecque Evrini d'Evrinis entreprend l'exploitation du gisement. Il cède en 1740 ses droits au gentilhomme suisse de la Sablonnière qui crée la première société par actions, faisant de Péchelbronn une des plus anciennes sociétés pétrolières au monde. Puis Antoine Le Bel (originaire des environs de Toulouse) s'établit à Péchelbronn et, pendant plus d'un siècle, cette famille reste propriétaire de l'exploitation (jusqu'en 1889).
  • 1745: Lettres patentes du roi Louis XV autorisant l'introduction dans le royaume des graisses, huiles, asphalte provenant de la manufacture de Péchelbronn.
  • 1791: Loi du 28 juillet qui met fin au régime royal d'octroi des droits d'usage sur les mines.
  • 1805: Napoléon I er accorde à des particuliers l'exploitation des gisements de La Mure en Isère (l'activité pétrolière commence en fait en 1925).
  • 1810: Loi du 21 avril sur l'exploitation des mines (valable pour plus d'un siècle).
  • 1851: Alexandre Deutsch de la Meurthe crée à Pantin la première usine de traitement d'huiles minérales en France.
  • 1857: Les Lebel montent une première raffinerie à Péchelbronn.
  • 1864: Loi douanière qui accorde l'entrée en franchise des huiles brutes (à l'inverse des huiles épurées).
  • 1871: Loi du 8 juillet qui instaure un droit protecteur sur les produits raffinés importés (elle facilite en conséquence la construction de raffineries sur le sol national).
  • 1877: Création de la société Les Fils de A. Deutsch de la Meurthe et Cie.
  • 1892: Une société à capitaux anglais effectue des sondages en Algérie (différentes sociétés les poursuivent jusqu'au début des années 1920).
  • 1893: La Vacuum Oil Cy ouvre un bureau de vente à Paris pour la commercialisation de ses huiles sous le nom de Vacuum française.
  • 1902: La Standard Oil of New Jersey reprend en France la Bedford et Cie qui était spécialisée dans l'importation d'huiles sous le nom de Bedford Petroleum Co.
  • 1903: Loi qui supprime la protection du raffinage en France (la plupart des raffineries françaises cessent en conséquence leur activité).
  • 1904: La Compagnie industrielle des pétroles construit une raffinerie à Frontignan.
  • 1910: Des groupes étrangers étudient la région du Tselfat au Maroc (affleurements connus depuis longtemps).
  • 1914-1916: Système de contrats avec les importateurs qui s'engagent à fournir la France.
  • 1917: Création du Comité général des pétroles pour la coordination des opérations.
    Clemenceau envoie un télégramme pressant au président Wilson (" Si les Alliés ne veulent pas perdre la guerre, il faut que la France combattante, à l'heure du suprême choc germanique, possède l'essence aussi nécessaire que le sang dans les batailles de demain ") pour que la France soit suffisamment approvisionnée en carburants.
  • 1918: Monopole d'État sur les importations de pétrole.
    Institution en août du Commissariat général aux essences et combustibles.
  • 1919: Fin de la perpétuité et de la gratuité des concessions.
    Pétroles et gaz naturel passent sous le régime de la loi minière.
    L'État prend possession des mines, puits et installations industrielles de Merkwiller.
    Indices positifs au Maroc dans la région de Tselfat-PetitJean.
  • 1920: La France obtient les 25 % de la Deutsche Bank dans le capital de la Turkish Petroleum Company (traité de San Remo).
    La Standard Oil of New Jersey crée l'Économique qui s'unit à la Pétroléenne (initialement Fenaille et Despeaux) la même année.
  • 1921: Début d'exploitation dans l'Oranais algérien (Tliouanet).
    Retour de la liberté de commerce de pétrole.
    Création de la SAEM Péchelbronn. Les fils d'Alexandre Deutsch de la Meurthe et le groupe Royal Dutch Shell s'associent dans la Société des pétroles Jupiter.
  • 1923: Par lettre du 23 décembre, Raymond Poincaré charge Ernest Mercier, industriel de premier plan qui a déjà largement réorganisé le secteur électrique parisien, de prendre la présidence d'un syndicat d'études pétrolières devant mener à la constitution d'une compagnie pétrolière française.
  • 1924: Petite découverte de pétrole dans l'Hérault (Gabian).
    Création de la Compagnie française des pétroles qui obtient 23,75 % de la Turkish Petroleum Company.
  • 1925: Création d'une école du pétrole rattachée à l'université de Strasbourg.
    Création de l'Office national des combustibles liquides (ONCL) dont le directeur est Louis Pineau. L'ONCL doit aider à la constitution d'une solide industrie pétrolière en France (avec priorité à la prospection dans l'Empire).
    La loi impose la constitution de stocks de réserve (un quart du tonnage de brut importé chaque année).
  • 1926: C'est à Pechelbronn qu'est créée la première École des maîtres sondeurs, formant de nombreux spécialistes, appliquant leur savoir-faire un peu partout sur les champs pétroliers du monde.
  • 1927: La prospection électrique réalisée sur le site de Pechelbronn par les frères Schlumberger est une première mondiale.
  • 1928: Premières prospections au Congo.
    Signature du « Red Line Agreement » entre l'Anglo-Iranian, la Royal Dutch Shell, la CFP, la Standard Oil of New Jersey, Socony Vacuum, Gulbenkian, soit les différents membres de la Turkish Petroleum Company. Les partenaires s'engagent à travailler à l'intérieur des anciennes frontières de l'empire turc (exception faite de l'Égypte et du Koweit).
    Loi du 30 mars qui place les importations de pétrole brut, de ses dérivés et résidus sous l'autorité de l'État (autorisations spéciales à trois ou dix ans, contrat de devoir national…).
    Création de la société des huiles Antar, filiale de Péchelbronn SAEM pour la distribution de lubrifiants.
    Construction des raffineries de Petit-Couronne et Pauillac.
  • 1929: Création de la Compagnie française de raffinage.
    Création de l'Irak Petroleum Company à la place de la Turkish Petroleum Company.
    Création de la société chérifienne des pétroles (Maroc).
    Premières recherches au Gabon.
    Standard Oil of New Jersey, Gulf Oil et Atlantic Refining s'associent dans la Société franco-américaine de raffinage pour construire la raffinerie de Port-Jérôme (mise en service en 1933).
    Construction de la raffinerie de Berre l'Étang par une filiale de Saint-Gobain (la Compagnie des produits chimiques et raffineries de Berre).
    La Société des raffineries de pétrole de la Gironde est créée et construit une raffinerie à Ambès (inaugurée en 1931).
  • 1930: La Vacuum française et la Compagnie industrielle des pétroles construisent ensemble l'usine de lubrifiants de Notre-Dame de Gravenchon.
  • 1931: Constitution d'une société d'exploration en Tunisie (autorités françaises locales, ONCL et CFP).
    Mise en service de la raffinerie de Lavéra.
    La Société des raffineries de pétrole de la Gironde signe avec le groupe américain Texas Cy un contrat d'approvisionnement en pétrole à long terme.
  • 1933: Premier oléoduc (on disait pipeline) français entre Le Havre et une raffinerie de la Basse-Seine.
    Construction de la raffinerie de Donges.
  • 1934: La Société des raffineries de pétrole de la Gironde absorbe la filiale française de Texas Cy et devient concessionnaire de la marque Texaco.
  • 1935: En s'unissant aux Établissements André et fils, la Standard Oil of New Jersey devient la Standard française des pétroles.
  • 1936: Les recherches menées en Algérie depuis 1892 connaissent un fort ralentissement pour une vingtaine d'années.
  • 1937: Lancement du pétrolier Émile Miguet (22 000 tonnes), plus grand pétrolier français du moment.
    Paul Ramadier, sous-secrétaire d'État aux mines et aux combustibles liquides du gouvernement de Front Populaire relance la prospection pétrolière en France (qui avait donné très peu d'indices concluants). À son initiative est créé le Centre de recherches de pétrole du Midi qui dépend de l'ONCL.
  • 1938: La moitié des importations pétrolières françaises s'effectue sous pavillon français.
    La France possède 14 raffineries d'une capacité de 8 millions de tonnes.
  • 1939: L'ONCL est remplacé par la Direction des carburants.
    À la suite de la découverte du gisement de gaz de Saint-Marcet le 14 juillet 1939 (près de Saint-Gaudens) par le CRPM, création de la Régie autonome des pétroles (la société compte un peu plus d'une centaine de personnes à sa création).
  • 1940: Expulsion des ingénieurs français qui travaillaient en Roumanie.
    Les actifs irakiens de la Compagnie française des pétroles sont mis sous séquestre par les Anglais.
  • 1941: Loi du 18 juillet qui définit le périmètre d'exploration dévolu à la RAP.
    La loi du 21 août précise les attributions de la Direction des carburants.
    Création à partir de l'arsenal de Tarbes de la société des matériels de forage pour fabriquer le matériel dont l'achat à l'étranger est impossible.
    Création le 10 novembre de la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA) dont les actionnaires principaux sont l'État et l'Office national industriel de l'azote. Pierre Angot est à la fois président de la SNPA et de la RAP.
  • 1943: La capacité de raffinage de la France est tombée à 1,5 million de tonnes ; la consommation est seulement de 300 000 tonnes dont la moitié en essence.
    La RAP qui fore un peu dans sa zone doit coexister avec la société allemande Kontinental Öl car les Allemands manquent de pétrole (ils réquisitionnent la production de Gabian).
    Les sociétés pétrolières voient leurs effectifs gonfler artificiellement (étudiants se cachant du STO).
    Le gaz de Saint-Marcet atteint Saint-Gaudens.
  • 1944: Création de l'Institut français du pétrole (IFP).
    Naissance de la Société nationale des pétroles du Languedoc méditerranéen.
    Lors du bombardement le 3 août1944 par I'aviation américaine, où 106 forteresses volantes déversèrent plus de 2 000 bombes, la raffinerie de Péchelbronn est détruite à 90 %.
  • 1945: Création du Bureau de recherche des pétroles qui finance et coordonne les recherches de pétrole des différentes sociétés nationales, de la Société nationale des matériels pour la recherche et l'exploitation du pétrole (SN MAREP), de la Société nationale des gaz du sud-ouest (commercialisation du gaz de la RAP et de la SNPA).
  • 1946: Décret du 14 juin 1946 instituant le « statut du mineur ».
    Nationalisation du gaz (loi du 8 avril).
    Premier rapport de la Commission de modernisation des carburants.
    Constitution de la SN REPAL (Recherche et exploitation des pétroles en Algérie), à 50/50 entre le Gouvernement général de l'Algérie et le BRP. Cette société commence l'exploration géologique du Sahara.
    La seule production notable en France reste celle de Péchelbronn avec 50 000 tonnes.
    Le gaz de la RAP arrive à Pau et St Gaudens.
  • 1947: Les raffineries de pétrole de l'Atlantique reconstruisent la raffinerie de Donges.
    Les premiers appareils de forage en provenance des États-Unis arrivent en France.
    Les Pétroles Jupiter et la Compagnie des produits chimiques et raffineries de Berre s'associent dans la compagnie de raffinage Shell Berre.
    La société des raffineries de pétrole de la Gironde devient filiale du groupe américain California Texas Oil Cy. La marque CALTEX se substitue à la marque Texaco.
  • 1948: Création de la Shell française (Pétroles Jupiter).
    Introduction de toute une série de techniques modernes (sismique, boues synthétiques…).
  • 1949: Création de la Société de recherche et d'exploitation des pétroles en Tunisie, de la Société des pétroles d'Afrique équatoriale (SPAEF).
    Découverte de pétrole à Lacq (Lacq dit « supérieur »), au cap Bon en Tunisie.
    Mise en service du gazoduc de la RAP entre Toulouse et Bordeaux.
    Fusion de la Compagnie industrielle des pétroles et de la Vacuum française sous le nom de Socony-Vacuum française.
  • 1951: Création d'Antargaz.
    Découverte du gisement de gaz de Lacq le 19 décembre (Lacq profond).
    Éruption, forte émotion dans la région car le gaz a une forte teneur en soufre.
    La CFP commence à s'intéresser au Canada.
  • 1952: La France possède les deux plus grands pétroliers du monde (31 600 tonnes).
    Nombreux permis de recherche demandés au Sahara.
    Le pompier volant Myron Kinley vient à bout de l'éruption de Lacq après 53 jours.
    Mise en service de la raffinerie de Dunkerque.
  • 1953: Loi autorisant les sociétés de pétrole à créer en franchise d'impôts une provision spéciale pour reconstitution de gisement (PRG) sur l'exemple américain.
    Création de la Compagnie de recherche et d'exploitation de pétrole au Sahara (CREPS) dans le capital de laquelle on trouve la Shell.
  • 1954: Découverte par Esso du gisement de Parentis dans les Landes (Esso).
    Plusieurs permis pris dans la région parisienne.
    Fusion Antar et Raffineries françaises de pétrole de l'Atlantique.
    Première éruption de gaz au Sahara (Berga).
    La Société générale des huiles de pétrole prend le nom de Société française des pétroles BP.
    Apparition de la marque Total.
  • 1955: Création de nombreuses sociétés « REP » (Petrorep, Essorep, Cofirep…) destinées à soutenir la recherche d'hydrocarbures.
    Ralentissement de l'exploration en Afrique du Nord vues les circonstances politiques troublées.
    Les aciéries de Pompey et la société Vallourec mettent au point des tubes en acier capables de résister à la corrosion par le soufre du gisement de Lacq.
    Importance des méthodes géophysiques (sismique réfraction et réflexion, sondage électrique…).
    La société des raffineries de pétrole de la Gironde devient CALTEX Petroleum SAF.
    Début du déclin de l'exploitation de Péchelbronn.
  • 1957: Poursuite de la création d'entreprises pétrolières.
    Découverte d'Hassi r'Mel (gaz) au Sahara.
    Démarrage de l'usine de Lacq.
    Première cargaison de pétrole d'Afrique noire française par pétrolier le 20 avril à Port-Gentil (gisements d'Ozouri et de Pointe-Clairette).
  • 1959: Découverte du gisement de gaz de Groningue aux Pays-Bas et intérêt nouveau pour les possibilités de la mer du Nord.
    Mise en service de la raffinerie du bec d'Ambès (Standard française).
    Le Bassin parisien produit environ un demi million de tonnes de pétrole.
    Les entreprises pétrolières nationales s'autofinancent.
  • 1960: Création de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Bagdad.
    La France connaît une véritable euphorie pétrolière et gazière.
    Premier regroupement des entreprises nationales sous le nom d'Union générale des pétroles (UGP), essentiellement la RAP, la SN REPAL et les filiales productrices du BRP.
    Création de l'UIP (60 % UGP et 40 % Caltex).
    Les indépendances africaines ont des conséquences : la SPAEF devient SPAFE (pétroles d'Afrique équatoriale).
    Le pétrole brut d'Edjeleh arrive à In Amenas La Skirra.
    La nouvelle UGP opte pour des raffineries intérieures comme Grandpuits en région parisienne, Feyzin au sud de Lyon et Gargenville dans la vallée de la Seine.
    Construction du complexe pétrochimique de Lacq (grand mouvement de la carbochimie vers la pétrochimie).
  • 1961: L'Irak nationalise la quasi-totalité du domaine minier de l'Irak Petroleum Company.
    Premier forage off-shore au Gabon.
    Découverte de Gassi Touil au Sahara.
    Crise de Bizerte qui bloque pendant deux mois les enlèvements à La Skirra .
  • 1965: Accords de coopération entre la France et l'Algérie (ASCOOP) qui aboutit à la quasi-nationalisation du gaz.
    Naissance de l'ERAP (entreprise de recherches et d'activités pétrolières) qui résulte de la fusion BRP et RAP.
    Découverte par une filiale de la SNPA d'un gisement de pétrole au Canada.
    Fusion Desmarais-Total.
    Construction d'un oléoduc entre Le Havre et Nangis pour alimenter la raffinerie d'Ile de France.
    Inauguration de la raffinerie de Fos-sur-Mer.
  • 1966: Le V e Plan préconise le rassemblement des entités pétrolières.
    Regroupement des filiales de distribution publiques dans l'UGD.
    L'ERAP s'intéresse à l'Iran.
    Grave accident à la raffinerie de Feyzin.
    Mise en service de la raffinerie de Grandpuits.
    La Socony-Vacuum française prend le nom de MOBIL OIL française .
  • 1967: Constitution de l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole.
    Conflit entre Israël et ses voisins (guerre des Six jours) et guerre civile au Biafra.
    L'Union générale de production devient Elf Union, l'Union générale de distribution devient Elf Distribution (24 % Caltex et 76 % Elf Union).
    Lancement le 27 avril de la marque Elf (campagne des ronds rouges).
    Accord entre l'Algérie et Gaz de France pour la commercialisation de gaz liquéfié transporté par méthaniers.
    Construction de la raffinerie de Gargenville (dite du Vexin ).
  • 1968: Elf s'intéresse à l'Irak, zone historique de la CFP-Total.
    Mise en service de Gargenville.
    Découverte du gisement Émeraude au Congo. 
  • 1970: Renversement de tendance : le pétrole cesse de baisser (prise du pouvoir par le colonel Khadafi en Libye).
    Rachat d'Antar par l'ERAP.
    Fin de l'activité de raffinage autour du gisement de Péchelbronn.
  • 1971: Nationalisation par l'Algérie des compagnies pétrolières (51 %) et gazières (100 %) opérant sur son territoire. La CFP et Elf-ERAP ne peuvent enlever que 5 millions de tonnes de brut en Algérie. Le coup est dur pour l'ERAP qui s'éloigne de l'Algérie (à la différence de Total) et se donne quatre ans pour retrouver son niveau de production.
    Premières hausses du brut (accords de Téhéran).
    Découverte du gisement gazier de Frigg, à cheval sur les zones britannique et norvégienne de mer du Nord.
    Découverte du gisement de Grondin au Gabon.
  • 1973: Loi du 21 décembre qui autorise le gouvernement français à répartir et contrôler le secteur énergétique.
    Guerre du Kippour ; forte hausse du brut décidée par les pays producteurs (quadruplement).
    Rapprochement ERAP-SNPA.
    Le gisement de Frigg sera exploité et transporté par Elf Norge et Total.
  • 1975: Nouveaux objectifs gouvernementaux destinés à moins dépendre du pétrole et d'un seul fournisseur.
    Elf, Total et la Shell française lancent une grande campagne d'exploration en mer d'Iroise.
    Le groupe Elf retrouve son niveau de production d'avant la nationalisation algérienne grâce en particulier aux ressources gabonaises (10 millions de tonnes).
    Découverte du gisement d'Alwyn en mer du Nord.
  • 1978: Troubles en Iran et renversement du Shah.
  • 1979: Second choc pétrolier.
  • 1980: Mise au point d'un robot pour travailler en grandes profondeurs (TIM).
  • 1982: Création de l'AFME (Agence française pour la maîtrise de l'énergie) qui remplace l'AEE.
    Fermeture de la raffinerie de Valenciennes.
    Restructuration de la chimie française.
  • 1983: Le prix du baril baisse sensiblement mais le dollar s'envole.
    Création d'ATOCHEM dans le secteur de la chimie (ATO Chimie, CHLOE Chimie et en partie chimie de Péchiney Ugine Kuhlmann).
    L'affaire des avions renifleurs éclate dans la presse.
    Essais réussis de forages horizontaux.
    Fin de la modernisation de la raffinerie de Donges.
  • 1985: Les explorations en mer d'Iroise ne donnent pas d'indices sérieux.
    La Compagnie française des pétroles devient Total CFP.
    Distribution d'essence sans plomb.
  • 1986: Contre-choc pétrolier : le prix du baril est divisé par deux par rapport à l'année précédente (baisse du dollar en parallèle).
    Du fait du changement de majorité, début de la privatisation du groupe Elf-Aquitaine.
  • 1988: Création d'une société anonyme qui prend en charge la moitié du stockage de réserve obligatoire (45 jours) : la SAGESS .
  • 1990: Le renchérissement modeste du prix du baril à cause de la crise du Golfe est atténué par la baisse du dollar.
    Création de l' ADEME qui succède à l'AFME .
  • 1992: Les changements géopolitiques en Europe de l'Est pénalisent les résultats des sociétés pétrolières (ainsi que les désordres monétaires).
    La loi du 31 décembre 1992 met fin en grande partie au régime pétrolier instauré par la loi de 1928.
    Intérêt porté à l'exploration dans le Kazakhstan.
    L'État qui possédait depuis 1931 35 % du capital de la CFP-Total se désengage une première fois.
  • 1994: Privatisation d'Elf-Aquitaine .
  • 1998: Dernière étape du retrait de l'État du capital de la société Total.
    Total se rapproche amicalement de Petrofina .
  • 2000: La commission de l'Union européenne approuve le rapprochement des deux sociétés pétrolières françaises.
    Total Fina Elf détient 99,5 % d'Elf-Aquitaine à l'issue de l'offre publique de retrait sur les titres Elf Aquitaine lancée en France et en Amérique du Nord.

 

 


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